Bolivie
Situation du pays
La Bolivie est un pays très pauvre et 34 % des boliviens vivent avec moins de deux dollars par jour.
À cause de la pauvreté, les familles fuient massivement les zones rurales pour les grandes villes, à la recherche d’un travail pour pouvoir se nourrir. Les enfants sont les principales victimes de ces migrations. L’alimentation déséquilibrée provoque de graves cas de dénutrition, qui affectent le développement physique et intellectuel des enfants.
La Bolivie doit également faire face à de nombreuses catastrophes naturelles (principalement des inondations) qui, s’ajoutant au manque d’infrastructures sanitaires de base, favorisent la propagation de maladies.
Les équipes d'INTERVIDA en Bolivie
- Date de création :
- 1996
- Nombre de personnes bénéficiaires :
- Plus de 350 000
- Actions :
-
INTERVIDA intervient principalement dans l’Altiplano bolivien. Une de ses principales actions consiste à mettre en place des programmes de santé, d’éducation et de nutrition dans les écoles. INTERVIDA réalise actuellement 59 programmes dans 256 communautés rurales et 101 zones urbaines et périurbaines.
Chaque jour, les équipes impliquent directement les bénéficiaires afin de les motiver à participer aux activités proposées. INTERVIDA gère 4 centres culturels qui offrent un espace de rencontre et d’apprentissage pour les jeunes.
Un pays, une histoire

- Nom :
- Jaime Iván Romero Cartagena
- Âge :
- 34 ans
- Lieu de naissance :
- La Paz, Bolivie
- Profession :
- Responsable
- Programme d’INTERVIDA auquel il participe :
- Matériel pédagogique.
"Le but du programme est d’améliorer les conditions d’apprentissage par la distribution de matériel scolaire et d’équipement pour les enfants et les enseignants."
L’expérience de Jaime :
"Cela fait deux ans que je travaille avec INTERVIDA mais mon premier contact a eu lieu bien avant. En 2002, dans la localité de Yunguyo, au Pérou, j’ai croisé de joyeux écoliers portant sur leurs épaules les sacs à dos bleus, avec le logo institutionnel. À ce moment là, je ne savais pas ce que faisait exactement l’association.
Le destin m’a amené aujourd’hui à distribuer, moi-même, ces sacs à dos d’INTERVIDA contenant du matériel scolaire dans différentes communautés de mon pays : la Bolivie.
Dans mon pays, le taux d’abandon scolaire est élevé : 18 % en zone urbaine et 25 % en milieu rural. L’une des raisons est la pauvreté. De très nombreuses familles n’ont pas les moyens d’acheter le matériel scolaire de leurs enfants. En distribuant ces kits scolaires, nous contribuons ainsi à augmenter le taux de scolarité des enfants et à limiter les abandons. C’est pourquoi, les enfants sont heureux et les parents satisfaits de l’aide que nous leur apportons.
Dans les zones rurales où nous travaillons, il est impressionnant de voir le nombre d’enfants qui portent les vêtements que nous leur offrons. Ils vont à l’école habillés de leurs blousons bleus et jaunes. Même à El Alto, une ville de près d’un million d’habitants, on peut reconnaître les enfants parrainés par INTERVIDA, grâce à leur blouson et leur sac à dos.
En écrivant ces lignes, je réalise pleinement la joie de ces enfants de la localité de Yunguyo."

- Nom :
- Luis Fernando Fernández Aquilar
- Âge :
- 35 ans
- Lieu de naissance :
- La Paz, Bolivie
- Profession :
- Médecin
- Programme d’INTERVIDA auquel il participe :
- Soins médicaux spécialisés et individuels.
Le témoignage de Luis
"C’est une histoire que j’ai vécue récemment. Rosario, une des petites filles inscrite à l’école INTERVIDA ne venait plus depuis quelques temps. Nous avons contacté la mère pour en connaître les raisons, et elle nous a annoncé que sa fille ne pouvait plus marcher à cause de très fortes douleurs à la hanche.
En apprenant la nouvelle, je suis allé rendre une petite visite à Rosario, dans son humble maison, où elle vit avec sa mère, son beau-père et deux petits frères. La fillette m’accueillit en souriant et enleva le drap qui cachait sa jambe droite, plus longue que la gauche. Ses hanches semblaient atrophiées. Tout d’abord, j’ai pensé à une dysplasie de la hanche.
En y regardant de plus près, j’ai constaté une cicatrice sur son fessier droit. Sa mère m’avoua que deux ans auparavant, Rosario avait eu une infection, soignée par des guérisseurs, avec des bandages constitués d’herbes et de boue séchée. J’ai aussitôt décidé d’emmener Rosario dans un centre de soin spécialisé et il a été diagnostiqué un processus tuberculeux osseux.
Lors de son séjour de trois mois à l’hôpital, Rosario démontra à chaque instant une force de volonté inhabituelle, gagnant ainsi l’affection des médecins, des infirmiers et des patients. Ensuite, je l’ai raccompagnée chez sa mère, et pendant le trajet, elle me raconta un film qui relatait l’histoire d’une chaine de faveurs qu’elle avait vue.
Une personne en aidait trois autres à réaliser un geste quotidien qu’elles ne pouvaient accomplir seules. Ensuite, ces trois personnes en aidaient trois autres, et ainsi de suite. Elle souhaitait mettre cette chaine en pratique dès que ses jambes le lui permettraient. Utopie ? Peut-être, mais cela vaut la peine d’essayer, n’est-ce-pas ?
Le service de soins spécialisés et individuels permet de coordonner, au cas par cas, le transfert d’un patient vers un hôpital spécialisé."