Guatemala
Situation du pays
Avec une population de près de 12 millions d’habitants, le Guatemala est le pays le plus peuplé d’Amérique Centrale. Les indigènes représentent 43% de la population et sont répartis dans 21 groupes linguistiques. Actuellement, le pays traverse une crise économique. Les sécheresses, les conséquences du passage du cyclone Mitch en 1998, la chute du prix du café et les effets dévastateurs du cyclone Stan dans les régions les plus pauvres, en octobre 2005, limitent les efforts de développement du pays.
55,9% des guatémaltèques survivent avec moins de 2 dollars par jour, et 15,7% d’entre eux avec moins de 1 dollar. Les indigènes sont les plus démunis : 76% d’entre eux vivent dans l’extrême pauvreté.
Les équipes d'Intervida au Guatemala
- Date de création :
- 1996
- Nombre de bénéficiaires :
- Plus de 400 000 personnes
- Actions :
- Actuellement, 1 000 professionnels travaillent auprès de 1 700 communautés particulièrement vulnérables et réalisent des programmes de développement. Le travail réalisé dans les secteurs de l’éducation, de la santé et du développement durable s’effectue avec la participation de toute la communauté concernée. Les enseignants, les parents, les élèves et les autres membres de la communauté sont tous impliqués dans la réalisation des projets. Des comités sont créés dans les secteurs de la santé, de l’hygiène, de l’environnement et des infrastructures. C’est uniquement de cette manière que l’on peut obtenir des améliorations pérennes.
Un pays, une histoire

- Nom :
- Carlos Raúl Escobar Cañellas
- Âge :
- 43 ans
- Lieu de naissance :
- Quetzaltenango, Guatemala
- Profession :
- Coordinateur de TERRE
- Programme d’INTERVIDA auquel il participe :
- Unité des urgences
"En juin 2005, alors que je travaillais dans la section des infrastructures à la délégation centrale d’Intervida, j’ai proposé mon aide au service des urgences, créé pour aider les personnes victimes de catastrophes naturelles. De fortes pluies venaient de provoquer des éboulements de terrain, détruisant les quartiers d’El Calvario, dans la municipalité de Senahu. Plus de 20 personnes y ont perdu la vie. Intervida envoya immédiatement un contingent de médecins et du personnel pour venir en aide aux victimes. Je fus chargé de veiller à la mise en place du processus de chlorification de l’eau distribuée dans les abris. C’est ainsi que j’ai pu me rendre compte de la précarité des familles et faire de mon mieux pour les aider dans cette situation temporaire, jusqu’à l’amélioration de leur condition de vie."
L’expérience de Carlos :
"En octobre 2005, notre pays fut touché par le cyclone Stan. J’ai de nouveau intégré l’unité des urgences. J’ai participé à la distribution des vivres, des manteaux et de l’eau potable aux communautés qui avaient tout perdu. Nous ne pouvions atteindre ces populations qu’en marchant, parfois plus de 4 heures, car toutes les routes étaient coupées.
Cette expérience a changé ma vie, et les remerciements émus des familles m’ont tout particulièrement touché."

- Nom :
- Brenda Patricia Catalán Revolorio
- Âge :
- 27 ans
- Lieu de naissance :
- Guatemala Ciudad, Guatemala
- Profession :
- Assistante sociale
- Programme d’INTERVIDA auquel elle participe :
- Soutien aux femmes
"Je m’occupe, entre autre, de la formation et de l’organisation d’un Comité pour la Santé. Ce comité est formé de leaders élus par la communauté. Le but est de promouvoir l’organisation de la communauté, le travail en équipe, l’égalité des genres, etc."
L’expérience de Brenda :
"Nous travaillons actuellement avec des hommes, des femmes et des enfants dans le cadre du Programme de Protection Infantile. Lors de la dernière réunion, nous avons traité le thème de l’égalité des genres et nous avons réfléchi sur le rôle de l’homme et de la femme dans la famille. Nous en avons conclu que les femmes réalisent le double, voir plus, de tâches que les hommes. Une des participantes nous a confié que son mari la bat quand elle n’est pas assez rapide dans les tâches ménagères. Son cas n’est pas isolé. Par habitude, par tradition, ou tout simplement parce que l’homme est le chef de famille, la femme subit des violences physiques et psychologiques de la part des hommes, et tout particulièrement dans les zones rurales. Dans le cadre de ce programme, mon rôle est également de faire comprendre aux hommes et aux femmes que ces dernières peuvent penser, aimer, et avoir les mêmes droits et devoirs que les hommes."